Lorsqu'un ETF est chargé de suivre le MSCI World, le fournisseur doit "répliquer" cet indice. Généralement, il existe deux approches : physique et synthétique.
Réplication physique
Ici, le fournisseur de l'ETF achète les titres réels de l'indice.- Réplication complète : L'ETF achète toutes les actions de l'indice exactement dans la même pondération. Pour les indices comportant des milliers de valeurs (comme le MSCI ACWI), c'est complexe.
- Échantillonnage optimisé : L'ETF n'achète qu'une sélection représentative des titres les plus importants de l'indice pour économiser des coûts, mais suit toujours le rendement avec une précision extrême.
- Avantage : Très transparent. L'argent est investi dans de vraies actions.
- Risque possible : Prêt de titres. De nombreux ETF physiques prêtent leurs actions moyennant des frais aux vendeurs à découvert pour générer des rendements supplémentaires.
- Avantage : Tracking error (erreur de suivi) extrêmement faible. Souvent des avantages fiscaux, c'est pourquoi les ETF synthétiques sur les indices américains comme le S&P 500 réalisent souvent une légère surperformance par rapport aux ETF physiques.
- Risque : Risque de contrepartie. Si la banque partenaire s'effondre, une petite partie de la valeur de l'ETF (max. 10% selon la directive OPCVM) pourrait être à risque. Dans la pratique, cependant, les défauts sont minimisés par une surcollatéralisation massive.
Réplication synthétique (ETF Swap)
Ici, l'ETF détient un panier de titres totalement arbitraires (par exemple, des obligations japonaises) mais conclut un accord de swap avec une banque (la contrepartie). La banque garantit à l'ETF le rendement exact de l'indice cible (par exemple, le S&P 500).Conclusion : Les deux méthodes sont très sûres pour les investisseurs particuliers dans l'UE grâce aux strictes directives OPCVM. La réplication physiquement optimisée est considérée comme la référence pour avoir l'esprit tranquille.